Mettez vos gros godillots dans le coffre du 4X4. Rangez les barbours et les fusils de chasse dans la boîte à gant. Laissez la boue sur le
paillasson. Vos gros chandails au vestiaire. Ici, nous ne sommes pas n'importe où. Ici nous sommes aux Chandelles. Mais oui, mon
bon. Ici, il faut être tiré(e)(s) à quatre(-épingles) au minimum. Mais comment nous sommes nous
trouvé(e)(s)-là ? Aux Chandelles, nous tentons de nous faire croire que nous venons de pousser la porte par
le plus grand des hasards. Mais non. Nous savons bien que nous somme venu(e)(s) ici pour
friponner comme des garnements. Car ce haut lieu du brigandage marouflé de rose, de rouge et de violet a vu passer bien des présentateurs TV, des
célébrités du business et du show business, des comiques et même un directeur du FMI. Sans compter de nombreuses femmes du monde et autres
demi-mondaines. Et peut être l'autre mari de votre femme ou la maîtresse de votre enfant. Beurk !
Et pour quoi faire, me demandez-vous innocemment ? Pour faire la bête à deux dos, pour tisonner le fourneau, accepter la compagnie, galvaniser les escalopes, exploser le nénuphar, bref pourvoir à la survie de l'espèce. En ces temps d'hyper-mondialisation, il semble de bon ton de rompre avec tous les protectionnismes et autres isolationismes, en un mot, de libre-échanger. Et c'est dans cet univers feutré que règne le plus grand inégalitarisme et le plus pur ostracisme du Grand Capital parisien. Les chaussettes blanches et baskets sont tout simplement interdites. Pour la soirée Happy love, l'entrée est de 30 euros pour la femme seule et de 110 euros pour l'homme (vestiaire et consommation compris). Et on nous allonge à coup de décors de bisounours.
Alors si vous aussi vous avez envie de fraises tagada et de gros nounours chocolatés au buffet, n'hésitez pas une seule minute. Si après ça, vous prend l'envie de faire des choses que seuls les brigands d'amour savent faire dans le noir le plus complet, le tout avec peu de vêtements, beaucoup de mains, de pieds, de prénoms qui se mélangent... S'il vous prend l'envie de saisir le plaisir là où il se trouve, sachez que nous serons là avec notre appareil photo avec flash qui crépite pour immortaliser pour toujours, et à des fins de chantage, dans toute sa noble acceptation, votre odieux crime de libertin. Parce que le libertin, de nos jours, il est traqué comme une bête ! La faute aux autres hypocrites ! On les a eux aussi en photos, ne vous inquiétez pas ! Tout ça se saura un jour ! Enfin, j'espère !
Quelques avis :
Ai aimé l'entrée mais ai pas pu vraiment entrer cause grosses soquettes blanches jusqu'aux genoux.
Michelle A. M.
J'ai réussi à mélanger ma bourgeoise ayant déjà servi un an avec la concierge un peu coincée de l'immeuble. Mais c'était dur !
Jarvis M.
Ai pas bien compris ce qui se passait. Tout a été très vite. Pas compris où j'étais. J'ai dû ouvrir la mauvaise porte en rentrant chez moi.
Gylbert Montagné.
Penser à poser mes vacances de Noël assez vite, sinon je vais encore me faire baiser.
Le barman.






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